Lens

Les églises des mines :

Eglise Saint-Théodore :

Lens se trouve au cœur du bassin minier exploité de la fin du XIXè siècle jusqu’au milieu du XXè siècle. Saint-Théodore est bâtie dans ce contexte pour la cité 9, selon les plans de Jean-Baptiste Cordonnier, et consacrée en 1910. Détruite au cours de la Première Guerre Mondiale, elle est reconstruite en 1930 par Louis-Marie Cordonnier (1854-1940), fils de Jean-Baptiste. Architecte de talent, déjà connu avant la guerre de 14-18, il s'inspire de la tradition flamande mais aussi de l'opulence byzantine, Il est régulièrement désigné pour reconstruire églises et beffrois après la Grande-Guerre, comme Saint-Théodore. Celle-ci est constituée de briques et rehaussée d’un clocher de bois de type scandinave. 
L’utilisation principale de la brique pour sa construction et son ornementation, comme pour bien d’autres édifices, est un élément important du courant néo-régionaliste alors en vogue. On revient à des architectures et des matériaux révélateurs d’une identité régionale
 
Eglise Saint-Edouard :
 
L’église Saint-Edouard, située au cœur de la cité 12 de Lens, est édifiée en 1899 et consacrée le 2 septembre 1901. Elle est détruite par les bombardements de la Première Guerre Mondiale. Reconstruite dès 1922 par Louis-Marie Cordonnier, elle est bénie par Monseigneur Julien.
Le vocable de l’église, Saint-Edouard, est choisi en l’honneur d’Edouard Bollaert, agent général de la Société des Mines de Lens et père de Félix Bollaert qui lui est choisi comme patronyme du stade de football. Un médaillon à son effigie est d’ailleurs visible sur un pilier de la nef. Théodore Barrois, fondateur et administrateur  de la Société des Mines de Lens, avait été honoré de la même façon à Saint-Théodore. Comme elle, Saint-Edouard est essentiellement habillée de briques dont le mélange de teintes et de couleurs créé de beaux effets décoratifs comme le motif du damier. L’édifice est par ailleurs marqué par la présence du clocher et de sa haute flèche, donnant un aspect très élancé à la façade.
 
Eglise Notre-Dame-des-Mines/Saint-Wulgan :
 
L’actuelle église Notre-Dame-des-Mines et Saint-Wulgan a été érigée sur les plans de l’abbé Pentel, architecte diocésain, en 1961-62. Celui-ci réalise un édifice circulaire pour rassembler une communauté rapprochée du chœur en un même mouvement. Elle remplace une chapelle élevée pour la cité n°2 par la Société des Mines de Lens en 1921 devenue trop petite pour une communauté toujours grandissante. L’église actuelle est bâtie par les mineurs et pour les mineurs. Elle est financée par la vente de « briques-papier » d’une valeur d’1 franc. Les familles des mineurs n’hésitent pas à entreprendre un tour de France pour les vendre. 
Alors que des vitraux en dalles de verre coloré, réalisés par le père Cholewska de l’abbaye bénédictine de Wisques, ornent les parois des fonts baptismaux et les murs de la nef, un large vitrail installé au plafond offre une belle lumière zénithale. 
A Saint-Wulgan, le baptistère extérieur et accolé à l'entrée de l'église, est l'expression architecturale du sens du baptême. Avant d'entrer dans l'église et de participer à l'office, chaque nouveau membre de la communauté chrétienne doit se faire baptiser. On appelle cette personne un   catéchumène.