Vaulx-Vraucourt

Au rythme de la grande Reconstruction :

Eglise Saint-Brice de Noreuil :

La Première Guerre Mondiale 70 % des villages d'Artois. La Société Coopérative de Reconstruction des Eglises du diocèse d'Arras, ou "la Diocésaine", permet la reconstruction de 240 édifices entre 1921 et 1943. Souvent, les architectes prônent des modèles inspirés des traditions passées en utilisant des matériaux modernes, comme le béton et la brique, pour des raisons de coût et d'attachement à une identité régionale.
L'église Saint-Brice de Noreuil, érigée par les architectes Paul Decaux et Edouard Crevel entre 1923 et 1927, est constituée d'un appareillage de briques. Le plan correspond à la superficie de l'église détruite, comme le stipule la loi du 17 avril 1919. Ainsi, les villes et villages se voient octroyer des édifices fortement inspirés des édifices détruits. A Noreuil, la simplicité inspirée du roman domine. Des volumes simples, sous une vaste nef sur plan carré, rappellent la belle sobriété du XIIème siècle.
L'intérieur de l'église est orné d'un chemin de croix gravé, peint à même le mur et rehaussé de mosaïques dont l'imagerie est simple mais éloquente. tandis que sur le flanc des arcs se détachent les représentations des vertus cardinales et théologales, un immense Bon Pasteur, fresque surlignée de mosaïque réalisée par Jean Gaudin, trône dans le choeur. Il rappelle que le Christ rassemble son troupeau, les fidèles, autour de lui et sa parole.
 
Eglise Saint-Omer de Vaulx-Vraucourt :
 
A l'origine, deux villages se distinguent, Vaulx et Vraucourt, ayant chacun leur église. Ils se réunissent en 1821 pour ne former qu'une commune. Après la Première Guerre Mondiale, décision est prise de reconstruire les deux , contrairement à la décision originelle. Elles sont inaugurées toutes les deux à la Pentecôte 1934.
La petite église Saint-Omer, surnommée "la chapelle", est bâtie très sobrement et élégamment. Les formes géométriques si chères à l'art déco, en vigueur à l'époque, caractérisent ce petit édifice constitué d'une élégante ossature de béton armé et d'un clocher en forme de pyramide de briques rouges. Les vitraux géométriques, posés en 1938, sont attribués à Etienne Delannoy. La simplicité et la petite taille de l'église sont propices au recueillement et à la chaleur des rencontres que l'on peut faire lors de la neuvaine à sainte Rita.
 
Eglise Saint-Martin de Vaulx-Vraucourt :
 
La grande  église Saint-Martin de Vaulx-Vraucourt, est un cas presque particulier dans la Grande Reconstruction d'après la Première Guerre Mondiale. Contrairement à Saint-Omer et Saint-Brice, fondamentalement différentes des églises d'avant-guerre qu'elles remplacent, Saint-Martin est reconstruite "à l'identique". Elle reprend les mêmes fondations, la même orientation que l'édifice achevé en 1564 par le baron Jean III de Longueval et son épouse Jeanne de Rosimboz, et dont les gisants, intacts, reposent dans l'église. Le seigneur avait permis, avec le soutien de l'évêque Robert de Croÿ, la création d'une confrérie du Saint-Sacrement en 1549, dont la bulle pontificale est toujours visible. L'église est donc une copie de l'édifice gothique flamboyant du XVIe siècle. Les vitraux réalisés par Joseph Benoit, représentent traditionnellement la vie de la Vierge, la vie de saint Martin ou encore la Trinité. Au-dessus de la porte de la sacristie on découvre le vitrail du souvenir, comme on peut fréquemment en trouver dans les églises reconstruites et où figurent les soldats de la Première Guerre Mondiale sur le champs de bataille, surplombés du Christ crucifié. De ses plaies coule le sang du martyr, répandu sur le champ et les soldats. Ils sont associés à son sacrifice.