Zutkerque

Eglise Saint-Martin de Zutkerque

L'église de Zutkerque est ancienne par ses fondations. Les moines de l'abbaye de Licques, ayant assêché les terre, permettent la construction de hameaux et de villages. Le comte Baudouin II de Guînes fait ériger une chapelle en 1173 et l'église sortira de terre progressivement. A l'origine, Zutkerque se trouve dans le diocèse de Thérouanne, ravagé par les troupes de Charles Quint au XVIè siècle.

La tour de l'église date de 1555. Il s'agit du seul vestige visible de l'ancienne église, celle-ci ayant été rasée par la Révolution, comme un grand nombre d'édifices religieux. A défaut, ils pouvaient être changés en  Temple de la Raison.

L'église est rebâtie au début du XIXè siècle, entre 1806 et 1813, mais le clocher est repris plusieurs fois, dont une en 1892 comme l'indique une inscription sur la tour.

De nombreuses images de diverses époques jalonnent l'intérieur. Un chemin de croix en céramique réalisé par les moines de Wisques dans la deuxième moitié du XXè siècle, une chaire du XVIIIè ou encore un ensemble de beaux tableaux bien préservés se côtoient. On y retrouve notamment l'apparition du Christ à saint Paul sur la route de Damas, une assomption de la Vierge, qui monte au Ciel après sa mort ou une magnifique Crucifixion, apothéose de la Passion du Christ.

 

 

Eglise Saint-Léger de Polincove

Cette église est dédiée à saint Léger, saint évêque d'Autun au VIIème siècle et dont le martyr aurait eu lieu à proximité de Lucheux. En France, 220 églises portent son patronyme (1), dont une très grande partie dans le Pas-de-Calais. 

Si l'actuel édifice date du XIXè siècle, ses origines sont anicennes car il est fait mention dès le XIIIè siècle de dîmes versées pour sa fondation. Agrandie au cours des siècles (une troisième cloche notamment est mise en place en 1547), elle n'est pas épargnée par la Révolution. En 1793, la salle du premier étage est établie en mairie. Puis, en 1799, l'église est vendue et démontée. Seule la fière tour blanche à flêche à crochets subsiste. De par cette caractéristique, elle ressemble fortement aux églises de l'Artois. Une nouvelle église est édifiée à partir de 1811, après une délibération du conseil municipal de 1808. La reconstruction se fait en plusieurs temps, l'édifice recoustruit s'avère rapidement trop petit pour contenir toute l'assemblé. 

L'actuelle église est bâtie en brique blonde, caractéristique du Platier d'Oye. Elle recèle un mobilier riche et bien préservé, notamment la chaire, qui représente classiquement les quatre évangélistes , ou les autels latéraux. Le maître-autel quant à lui propose un rappel de l'épisode des pèlerins d'Emmaüs, auxquels Jésus ressucité est apparu en se joignant à eux pour le repas, ainsi que le martyr de saint Léger

(1) : voir documents de la CCRA